- A bas la Culotte !
En janvier dernier, la cantatrice néo-zélandaise Kiri Te Kanawa s’est vue poursuivie pour 1,55 million de dollars de dommages-intérêts. Elle avait annulé ses concerts avec John Farnham. On se doute qu’elle n’a pas pris cette décision à la légère. En effet, il était venu à ses chastes oreilles qu'une admiratrice avait envoyé sa culotte sur une scène où se produisait le rocker. La groupie devait confondre port et sport de la culotte. Toujours est-il qu’après avoir qualifié cet acte d’ « absolument épouvantable », la diva a déclaré forfait, aussitôt attaquée par le producteur.
On ne peut que soutenir une telle initiative. Celle de Te Kanawa, bien sûr. Jadis, les filles se contentaient de jeter négligemment leur mouchoir pour qu’un prétendant le ramasse. Si on laisse faire, elles vont bientôt balancer leur culotte. Un vrai problème au regard des bonnes mœurs. Je dirais même un problème de fond de culotte. Ce genre de lancer a déjà défrayé la chronique. Mais là, c’était la chanteuse qui envoyait son dessous par-dessus la tête des zélés fans. Vous souvenez-vous de Madonna ? Les plus sages affirment que ce n’était qu’un short rouge en dentelles qu’elle portait sur un collant. Quand les plus pervers soutiennent mordicus qu’elle a vraiment ôté sa culotte, allant même jusqu’à affirmer qu’elle aurait recommencé devant Jacques Chirac. A bas la Répudique
Les machos pensent qu’il y a vraiment des culottes qui se perdent. Certaines donzelles d’ailleurs ne semblent ne pas les retrouver. La presse people, qui aime à dire toute la vérité, révélait que Nicole Kidman, l’ex-épouse de Tom Cruise, se promenait sans entrave. « J'adore ça. J'aime beaucoup sortir s'en avoir de sous-vêtements. » Quant à la chanteuse américaine, Britney Spears, un photographe a surpris sa peu stricte intimité, alors qu’elle descendait de voiture. On la croyait pourtant beaucoup plus culottée. Vous voyez à quoi tient une réputation. Il paraît que la richissime Paris Hilton n’en met pas non plus. Tout fout le camp.
Hier, je surfais sur le net. Je tombe sur un site, avec la vidéo du parfum Inspiration de Lacoste. Là, discussions d’internautes pour savoir si oui ou non la nana est à poil sous sa robe.
Autrefois, on ne se posait pas la question. Les femmes ne portaient rien. A Versailles, sous Louis XIV, la cour appréciait tout particulièrement que les femmes tombent de cheval. Cul par-dessus tête de préférence. Ils appelaient ça les «chutes heureuses ».
Dans ses mémoires, le chevalier de Gramont rapporte qu’une demoiselle, fort laide, ayant ainsi culbuté sous le nez d’un duc, se vit promptement demandée en mariage. La nature ne l’avait sans doute qu’en partie méfaite.
Au siècle suivant, Louis XV dut ordonner que les danseuses, dans leurs entrechats, mettent de quoi cacher leur entre-cuisse. « A bas la culotte ! » disaient alors les courtisans. L’histoire n’est-elle pas un éternel recommencement ?
|